Le 25 mars 2026, la ministre des Affaires municipales, Mme Geneviève Guilbault, présentait à l'Assemblée nationale, le projet de loi no 22, Loi bonifiant les pouvoirs d'intervention des municipalités et modifiant d'autres dispositions législatives. Parmi les mesures proposées en fiscalité municipale, le projet de loi prévoit mettre fin aux situations où certains copropriétaires doivent payer à nouveau un droit de mutation immobilière lors de l'acquisition d'une part de leur résidence. Cette double « taxe de bienvenue » sur une même maison pénalise inutilement des propriétaires selon le cabinet de la ministre.
C'est un bon pas dans le sens de limiter le fardeau fiscal du copropriétaire qui achète tous les droits immobiliers. Mais il faudrait continuer la réflexion et réformer complètement l'injuste loi sur les mutations immobilières du Québec pour que ça soit toujours le vendeur qui paie cette taxe car il réalise généralement un gain decapital lors de la transaction, ce qui n'est pas le cas pour l'acheteur.
Bien sûr, suite à ce changement de régime fiscal, le Gouvernement du Québec compenserait les municipalités pendant un certain temps pour un manque à gagner temporaire selon des calculs à faire par des actuaires. À long terme lorsque ce nouveau régime fiscal sera complètement inversé, le Gouvernement du Québec n'aura plus besoin de compenser financièrement les municipalités.
